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/Bdoc> « Mais c’est pas prévu sur le script, qu’est-ce qu’elle me fait, là » ! Voilà ma première pensée lorsque notre Présidente retourne sur la petite scène qui fait dos au Cap d’Antibes, depuis longtemps disparu dans la nuit de cette belle fin d’été. Commence un long éloge qui va me faire rougir (le rouge se voit très bien quand on est tout en blanc), planqué derrière la régie. Je perçois bien quelques regards de connivence autour de moi, mais je ne comprends pas encore. Pourquoi encore me dire merci ? Sophie l’a déjà fait au début, et en plus, tout le monde doit avoir drôlement faim ! Tout le monde est au courant. Sauf moi : la surprise est totale Lorsque Marie-Hélène Oudin, Présidente Nationale remonte aussi sur scène, je ne comprends toujours pas... Ce n’est que lorsque le Délégué Régional de l’AFS*, le toujours souriant Jean-Pierre Chiaverini, demande à tous les Sénateurs (il seront plus d’une vingtaine) de venir le rejoindre que je fais enfin le lien avec les précédentes remises de Sénat que j’ai vues. Et dire que j’en ai même organisées pour mes deux modèles dans la « vie Jeune Chambre », ma marraine « 63259 » Catherine Marchand et « 56105 » Jean-Patrick Dufétel ! Mais je dois l’avouer : c’est véritablement lorsque que Jean-Pierre m’a appelé à remonter sur scène pour prêter ce serment à vie (quand vous prononcez « toute ma vie durant », ça fait tout de même un drôle d’effet) que j’ai compris. J’allais recevoir le titre de Sénateur, le 13ème remis en 40 ans à la JCE ASA. La surprise est totale. Ils m’ont fait le même coup que nous avions fait il y a 2 ans à Catherine. Et je n’ai rien vu venir ! Tu as 8 secondes pour trouver quelque chose d’à peu près intelligent à dire ! Je ne sais même plus quel slide envoyer à l’écran, tout se brouille, j’ai de la lumière plein les yeux et -certaines l’affirment- le regard qui s’embrume. Je décide de mettre à profit le trajet de quelques mètres, ce qui prendra difficilement plus de 8 secondes même en traînant les pieds, pour trouver quelque chose à dire... Car une fois sur scène, inutile d’espérer pouvoir réfléchir ! Tout d’un coup, une citation me revient. Elle sort d’un livre lu cet été, Da Vinci code. Ce sacré Léonardo (non, non, pas Di Caprio) avait ce principe « Je ne me lasserai jamais d’être utile ». Bon, emprunter à un authentique génie est toujours délicat, mais au moins, sa phrase me semble, humblement, de circonstance. Je stocke et je grimpe. La suite, vous la connaissez : j’ai l’honneur de prêter serment sous la conduite de notre Présidente Nationale. Puis le grand bonheur de recevoir mon insigne tout neuf, tout brillant des mains tremblantes de Catherine, qui me remettait il y a pratiquement 10 ans mon insigne de Membre. Moment d’émotion intense, inoubliable pour moi. Jouer les belles-mères ? Jamais, promis ! Après un discours que je m’efforce de faire le plus court et sobre possible, je ne peux m’empêcher de partager ce Sénat avec Isabelle : une commission qui rapporte un prix européen vaut bien un tiers de mon Sénat, non ? L’autre tiers ne pouvait aller qu’à mon troisième exemple (last but not least) à la JCE, Philippe Marchand. Quant à moi, je passe le reste de la nuit sur un petit nuage... Dès le lendemain, je découvre l’incroyable dossier rempli par Sophie et sa bande de « conjurés », ainsi que la virée nocturne accomplie avec Marie-Béatrice et Jean-Patrick pour plaider ma candidature à la région. Tant de témoignages d’amitié et d’estime m’incitent à la réflexion. Je décide de ne jamais être un Sénateur « belle-mère », brandissant des tabous d’un autre âge, posant des interdits. Mais bien au contraire, d’aider la Jeune Chambre à faire son chemin, tel que les générations à venir le choisiront. D’être le garant bienveillant d’un état d’esprit, pas son cerbère. A cette chère Jeune Chambre qui m’a tant donné, si je le puis, si elle en a besoin, je ne me lasserait jamais d’être utile. Au fait, merci, Léonardo. Tu aurais fait un sacré Sénateur JCI, tu sais. * Association française des Sénateurs. Plus sur http://www.af-senateur.com Un grand, un immense merci... ... à tous ceux qui ont si bien gardé le secret, à ceux (Sophie en tête) qui ont décidé et porté le projet de me faire ce grand honneur le soir même du 40ème anniversaire de notre JCEL, à tous ceux qui m’ont témoigné tant d’amitié en étant présents ce 3 septembre, en apportant leur soutien écrit à la demande de ce Sénat, aux douze Sénateurs de notre Jeune Chambre qui ont bien voulu m’accueillir parmi eux. |
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